septembre 14, 2026
Voir son animal tomber, se raidir ou pédaler des pattes est terrifiant. Trois priorités s’imposent alors : le sécuriser, chronométrer la crise et contacter une clinique si la
Voir son animal tomber, se raidir ou pédaler des pattes est terrifiant. Trois priorités s’imposent alors : le sécuriser, chronométrer la crise et contacter une clinique si la situation dépasse les premiers secours.
Votre rôle n’est pas de stopper la crise vous-même. Ces gestes ne remplacent pas un avis médical, surtout si la crise se prolonge ou se répète, car il s’agit alors d’une urgence.
Une crise brève peut sembler interminable. Le chronomètre donne une durée fiable à la clinique et vous aide à décider quand appeler.
Une convulsion vient d’une activité électrique anormale dans le cerveau. Le CHUV de Montréal décrit les différentes phases d’une crise, qui ne se manifestent pas toutes chez chaque chien.
Quelques minutes ou quelques heures avant la crise, votre chien peut devenir collant, inquiet, agité ou chercher à se cacher. Cette aura peut aussi se traduire par des déambulations, une salivation accrue, un regard fixe ou une apparente perte de repères.
Ces changements ne prouvent pas à eux seuls une crise d’épilepsie. En revanche, s’ils se répètent avant plusieurs épisodes, notez-les dans un carnet ou sur votre téléphone.
Pendant la crise, une perte de conscience, une rigidité du corps et des mouvements de pédalage peuvent survenir. Des spasmes musculaires, une salivation abondante ou des mictions involontaires sont également possibles, sans permettre à eux seuls d’en déterminer la cause. Des tremblements isolés chez un animal conscient ne suffisent pas à conclure à une crise.
Après coup, une phase post-ictale s’installe souvent, avec désorientation, faim, soif, agitation, fatigue ou troubles visuels transitoires. Gardez une voix basse et laissez-lui de l’espace jusqu’à ce qu’il retrouve ses repères.
Votre calme compte, même si la scène vous bouleverse. Approchez-vous seulement pour supprimer les risques immédiats, sans chercher à immobiliser votre compagnon.
Écartez une table basse, un jouet rigide ou une gamelle. Bloquez l’accès aux escaliers avec une barrière ou placez un coussin contre une arête de meuble. Si l’animal est près d’un mur, placez doucement une couverture pliée à proximité pour amortir un choc, sans le déplacer pendant la crise.
Éteignez la télévision, baissez la lumière et éloignez les enfants ainsi que les autres animaux. Ne secouez pas votre chien et ne le caressez pas avec insistance. Ne retenez pas ses membres et ne massez pas ses muscles. Il pourrait vous mordre par réflexe, même s’il est habituellement très doux.

Un chien ne peut pas avaler sa langue pendant une crise. En revanche, ses mâchoires se ferment brutalement et peuvent causer une morsure grave. Ne mettez ni doigts, ni cuillère, ni tissu, ni eau dans sa bouche et ne cherchez pas à tirer sa langue.
Ne confondez pas cette situation avec un étouffement. Une obstruction par corps étranger visible et une détresse respiratoire ne se gèrent pas comme une convulsion. Les gestes à envisager face à un chien qui s’étouffe concernent cette situation précise, pas une crise convulsive.
Si votre vétérinaire a prescrit un traitement de secours, comme du diazepam ou du Valium, sachez que le Valium est une marque de diazepam. Ces produits ne doivent être utilisés que pour ce chien, avec une dose, une voie d’administration et des consignes écrites. N’administrez jamais de médicament humain de votre propre initiative, même si son nom semble correspondre.
Appelez la clinique de garde dès que vous commencez à vous inquiéter. Pendant l’appel, précisez l’heure de début, les signes observés, l’âge du chien et toute ingestion suspecte, puis demandez l’avis d’un vétérinaire.
Une crise qui dépasse cinq minutes impose un départ immédiat vers une clinique. En cas de doute sur sa durée ou sa gravité, appelez dès le début plutôt que d’attendre un seuil précis.
Le status epilepticus désigne notamment une crise prolongée ou plusieurs crises rapprochées, sans récupération neurologique suffisante entre elles. Les repères d’urgence d’AniCura rappellent l’importance de chronométrer chaque épisode.
Partez immédiatement si plusieurs crises surviennent dans la même journée, si l’animal ne récupère pas, s’il respire difficilement ou si ses muqueuses deviennent pâles, grises ou bleutées.
Une intoxication peut être la cause de convulsions accompagnées de vomissements, de diarrhée, de tremblements, d’agitation ou d’une salivation inhabituelle. Chocolat, raisins secs, raticides, médicaments humains, drogues et produits ménagers font partie des risques fréquents.
Retirez le produit, conservez son emballage si possible et ne provoquez pas de vomissement sans consigne de l’équipe de garde. Des vomissements répétés chez le chien avec faiblesse, douleur abdominale ou malaise nécessitent également un départ rapide.
Après une crise, votre chien peut être désorienté et réagir de façon imprévisible. Cette phase post-ictale impose de limiter les manipulations, sans retarder un départ nécessaire.
Cette attente concerne uniquement une crise terminée et un animal stable. En cas de crise persistante, de crises répétées, de respiration anormale ou de signe d’alerte, appelez la clinique et suivez ses instructions. Transportez l’animal dès que l’équipe vous l’indique.
Laissez le chien reprendre conscience dans une pièce silencieuse, loin des escaliers. Ne lui donnez ni nourriture ni eau tant que sa vigilance et sa déglutition ne sont pas normales. Lorsqu’il est parfaitement réveillé, proposez seulement de petites quantités.
Une morsure réflexe reste possible pendant la confusion. Évitez donc toute manipulation inutile. S’il a froid après la crise, posez une couverture sèche sur lui sans le serrer. S’il fait chaud, ne le surchauffez pas. Surveillez sa respiration et sa capacité à se tenir debout.
Si possible, demandez à une personne de conduire pendant que l’autre reste près de lui. Installez-le au sol à l’arrière ou dans une caisse suffisamment grande, avec une couverture ou une surface antidérapante.
Prévenez la clinique de votre arrivée afin que l’équipe prépare son accueil. En cas de crise encore en cours, elle pourra organiser sa prise en charge. Les consignes d’une clinique d’urgence rappellent que la durée observée oriente la décision médicale.
Une convulsion est un symptôme, pas un diagnostic ni une maladie du cerveau. Une première crise justifie une consultation, même si le chien semble ensuite aller mieux.
L’épilepsie idiopathique désigne des crises récurrentes sans cause identifiée après le bilan. Elle apparaît souvent entre six mois et six ans. Certaines lignées présentent une prédisposition génétique, notamment chez le Beagle, le Labrador et le Golden Retriever.
Le vétérinaire s’appuie sur l’âge de début, l’examen neurologique entre les crises, les analyses et la fréquence des épisodes. Cette hypothèse ne se confirme pas sur la seule description d’une crise.
Lorsqu’une première crise survient tardivement, un bilan vétérinaire recherche davantage une cause secondaire. Il peut s’agir d’une hypoglycémie, d’une maladie du foie ou des reins, d’un trouble électrolytique, d’une intoxication, d’un traumatisme, d’un accident vasculaire ou de lésions cérébrales.
Une tumeur cérébrale fait partie des hypothèses possibles, mais une crise chez un animal âgé ne signifie pas automatiquement qu’il en a une. Seuls les examens permettent d’identifier la cause.
Une vidéo courte peut aider l’équipe soignante, uniquement si vous pouvez la prendre sans vous approcher dangereusement. Elle ne doit jamais retarder l’appel ou le transport. Elle permet de distinguer plus facilement une vraie convulsion chez le chien d’un malaise, de tremblements liés au froid ou d’un trouble du mouvement.
Notez l’heure, la durée, les signes précédant l’épisode, les mouvements observés et le temps nécessaire au retour à la normale. Indiquez aussi les traitements en cours, les changements d’alimentation, une activité intense, les chutes récentes ou l’accès à un produit suspect.
Montrez les vidéos et conservez les emballages de tout produit suspect. Ces détails donnent souvent une direction au bilan.

Le bilan commence par un examen clinique et neurologique. Une prise de sang peut évaluer la glycémie, le calcium, ainsi que les fonctions rénale et hépatique. Une analyse d’urine complète parfois ce premier bilan.
Selon l’âge, l’examen neurologique et les autres résultats, une IRM ou un scanner du cerveau peuvent être proposés. Ces examens d’imagerie ne sont pas systématiques. L’hospitalisation peut être nécessaire pour stabiliser les crises en série, comme l’explique le CHV Cordeliers.
Le traitement dépend de la cause, de la durée et de la fréquence des crises, mais aussi de l’état général du chien. Certains animaux nécessitent seulement un suivi, tandis que d’autres ont besoin d’une médication quotidienne.
Le phenobarbital reste un traitement fréquent. Selon le profil de l’animal, le vétérinaire peut aussi prescrire de l’imépitoïne, du bromure de potassium ou du lévétiracétam.
Un traitement antiépileptique ne doit jamais être arrêté ou modifié brutalement. Des prises de sang permettent parfois d’ajuster la dose et de surveiller la tolérance.
Inscrivez chaque épisode dans un carnet : date, durée, contexte, signes d’aura et durée de la phase post-ictale. Notez aussi les changements de dose, les oublis et les éventuels effets indésirables.
Ce suivi permet de repérer des crises plus fréquentes ou plus longues. Il aide le vétérinaire à adapter le traitement sans se fier uniquement à un souvenir anxiogène.
Attendez qu’il soit parfaitement réveillé, qu’il tienne debout et qu’il avale normalement. Proposez alors quelques petites gorgées, sans forcer. Un animal encore confus risque de s’étouffer.
Non. Le froid, la douleur, la peur, l’excitation ou un effort important peuvent provoquer des tremblements. Un animal conscient, qui répond à son nom et récupère rapidement, ne présente pas forcément une crise convulsive. Une vidéo réalisée sans vous mettre en danger peut aider à faire la différence, avec un avis professionnel.
Oui, une première crise, même courte, doit au minimum être signalée à votre vétérinaire, surtout chez un chiot, un animal âgé, diabétique ou malade. Une crise prolongée ou répétée, une difficulté respiratoire ou une récupération incomplète justifie une prise en charge immédiate.
Pendant une crise convulsive, protégez l’espace autour de votre chien, chronométrez l’épisode et ne touchez pas à sa gueule. Une urgence immédiate s’impose si la crise dure, se répète rapidement, si la respiration devient anormale ou si la récupération n’a pas lieu.
Notez la durée, les signes observés et la récupération pour aider le vétérinaire à établir son diagnostic et à rechercher la cause.
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