septembre 29, 2026
Vous venez de voir votre chien manger ses crottes et vous vous demandez : « Mon chien mange-t-il par manque de quelque chose, ou risque-t-il de tomber malade ? » La scène est
Vous venez de voir votre chien manger ses crottes et vous vous demandez : « Mon chien mange-t-il par manque de quelque chose, ou risque-t-il de tomber malade ? » La scène est désagréable, mais ce comportement a plusieurs explications possibles. Une carence n’en est pas automatiquement la cause.
Le plus utile est d’observer quand cela arrive, d’empêcher l’accès aux selles et de vérifier si d’autres signes justifient une consultation. Ensuite, vous pourrez lui apprendre quoi faire à la place.
La coprophagie désigne l’ingestion de selles. Un chien peut manger ses propres excréments, ceux d’un autre chien ou ceux d’un chat. Ces situations se ressemblent, mais leurs causes et leurs risques ne sont pas toujours les mêmes.
Un chiot explore son environnement avec sa gueule. Il peut goûter une selle comme il renifle une feuille ou ramasse un objet. La chienne adopte un comportement instinctif en nettoyant ses petits et en ingérant leurs déjections durant leurs premières semaines de vie. Pour autant, ce geste n’est pas systématique chez tous les chiens et il ne faut pas laisser un jeune animal le répéter en comptant sur l’âge pour régler le problème.
Ramassez rapidement ses selles, accompagnez-le dehors et félicitez-le lorsqu’il revient vers vous après avoir fait ses besoins. S’il semble toujours affamé ou présente des selles anormales, vérifiez aussi sa ration. Les besoins changent vite pendant la croissance : voici des repères pour adapter l’alimentation du chiot à son âge et son gabarit.
Notez ce qu’il mange, où et à quel moment. Se dirige-t-il vers ses selles immédiatement après les avoir déposées ? Fouille-t-il la litière ? Le fait-il surtout lors des promenades ? Ces détails aideront votre vétérinaire à distinguer une habitude installée d’un changement récent.
L’ennui, le stress ou la recherche d’attention peuvent intervenir. Certains chiens semblent aussi attirés par des selles fraîches. Une étude sur la coprophagie canine publiée en 2018 examine plusieurs hypothèses, sans établir une cause unique valable pour tous les chiens.

Manger des selles ne suffit pas à conclure à une carence alimentaire. Un chien bien nourri peut aussi présenter une coprophagie. À l’inverse, un changement soudain chez un adulte mérite d’examiner d’autres pistes.
Commencez par relever l’alimentation donnée, les quantités, les friandises et l’évolution du poids. Une ration inadaptée ou peu digestible peut perturber la digestion. Toutefois, changer plusieurs fois de croquettes sans avis professionnel risque de compliquer l’observation des troubles digestifs.
Si votre chien a maigri, réclame sans cesse à manger ou produit des selles volumineuses et molles, prenez rendez-vous. Le vétérinaire pourra examiner sa ration et sa digestion avant de recommander un ajustement de l’alimentation. Évitez de modifier encore ses croquettes ou d’ajouter des vitamines et des compléments sans avis professionnel.
Des parasites intestinaux, une mauvaise absorption des nutriments ou une maladie qui augmente l’appétit peuvent accompagner ce comportement. Certains traitements modifient également la faim. Le Merck Veterinary Manual décrit les causes médicales possibles derrière certains comportements alimentaires inhabituels.
Selon les symptômes, le vétérinaire peut proposer un examen des selles et d’autres investigations. Indiquez-lui la date du dernier vermifuge : la fréquence de vermifugation chez le chien dépend de son âge, de son mode de vie et des conseils reçus pour lui. Ce traitement ne remplace ni un diagnostic ni l’apprentissage d’une autre habitude.
Le risque dépend notamment de l’origine des selles et de l’état de santé des animaux concernés. En avalant les déjections d’un autre animal, un chien peut être exposé à des parasites ou à des agents infectieux. Certaines selles peuvent aussi contenir des résidus de médicaments. Manger ses propres selles n’est pas pour autant une habitude à laisser s’installer.
Surveillez surtout ce qui suit l’ingestion : diarrhée, vomissements, baisse d’appétit ou fatigue. Si l’un de ces signes apparaît, signalez au vétérinaire ce que votre chien a avalé et quand. En cas de selles liquides, ces signes d’alerte lors d’une diarrhée chez le chien vous aideront à évaluer la situation.
Pensez aussi à l’hygiène du foyer. Ramassez les déjections, lavez-vous les mains après le nettoyage et évitez que le chien vous lèche le visage juste après une ingestion. Si vous ignorez ce qu’il a mangé dehors, retenez le lieu et surveillez l’apparition de symptômes.
La première étape consiste à réduire les occasions de recommencer. Ramasser chaque selle avant qu’il puisse y accéder facilite l’apprentissage. Les conseils vétérinaires de VCA sur la coprophagie recommandent justement la surveillance, le nettoyage et l’apprentissage d’un comportement de remplacement.
Accompagnez votre chien lorsqu’il fait ses besoins, même dans le jardin, le temps de modifier cette habitude. Gardez quelques récompenses à portée de main. Dès qu’il a terminé, appelez-le d’une voix agréable et récompensez son retour. Ramassez ensuite la selle pendant qu’il reste à distance.
En promenade, surveillez les endroits où il cherche habituellement des déjections. Une laisse ou une longe adaptée vous permet de le guider sans précipitation. Évitez de courir vers lui en criant, car il pourrait avaler plus vite ce qu’il a trouvé. Si vous ne pouvez pas surveiller le jardin, ramassez les selles avant de l’y laisser.
Commencez cet exercice d’éducation dans une pièce calme, avec un objet sans danger posé au sol. Dites « laisse » une seule fois. Dès que votre chien détourne le regard ou s’éloigne, marquez sa réussite d’un « oui » calme, puis offrez-lui une récompense plus intéressante que l’objet.
Répétez lors de séances courtes, puis augmentez peu à peu la difficulté dehors. Gardez votre chien à une distance où il peut encore vous écouter. Un morceau de poulet cuit nature ou son jouet préféré peut mieux fonctionner qu’une croquette face à une odeur attirante. Récompensez immédiatement son choix de s’éloigner, sans attendre le retour à la maison. Si les exercices se multiplient, déduisez les friandises utilisées de sa ration.
Si votre chien a déjà une selle dans la gueule, inutile d’insister sur « laisse ». Proposez calmement un échange, puis reprenez l’entraînement dans une situation plus facile.
Un chien peut délaisser ses propres selles et rechercher celles du chat. Dans un foyer multi-animaux, un environnement bien aménagé est souvent plus efficace qu’une surveillance permanente.
Placez le bac dans une pièce hors d’atteinte du chien, par exemple derrière une barrière adaptée à sa taille. Un meuble dédié peut aussi convenir, si son occupant y entre facilement et l’accepte. Nettoyez régulièrement et observez les habitudes de votre animal : s’il évite sa litière après un changement d’emplacement, revoyez l’installation.
Ne comptez pas uniquement sur un couvercle. Un chien motivé peut parfois atteindre le contenu, voire renverser le bac. Si plusieurs animaux vivent chez vous, vérifiez que chacun dispose d’un accès confortable à un bac propre.
Quand le bac est hors d’atteinte, proposez au chien des activités adaptées : promenade avec temps de reniflage, recherche de croquettes dans un tapis de fouille ou jouet distributeur. Ces occupations peuvent aider un chien qui souffre d’ennui, mais elles ne traitent pas à elles seules une anxiété de séparation.
Si le comportement apparaît surtout en votre absence, observez aussi les autres signes : agitation au départ, vocalises ou destructions. Une courte vidéo prise sans interaction peut aider un professionnel à comprendre ce qui se passe. Gardez toutefois la litière inaccessible pendant cette période d’observation.

Si vous grondez votre chien après avoir trouvé une selle dans la maison, il ne comprend pas forcément ce que vous lui reprochez. Une punition excessive peut le pousser à cacher ses besoins ou à les faire disparaître. Le même risque existe si vous le poursuivez lorsqu’il s’approche d’une déjection.
En cas d’accident, nettoyez sans commentaire et cherchez pourquoi il n’a pas pu sortir à temps. Pour apprendre la propreté à un chiot, prévoyez des sorties après son réveil, ses repas et les périodes de jeu. Récompensez-le une fois ses besoins terminés dehors, puis éloignez-le avant de ramasser.
Ne grondez pas votre chien et ne lui mettez pas le museau près des selles. Cela ne lui apprend ni la propreté ni à y renoncer. Il apprend mieux lorsque vous facilitez le bon choix et le récompensez au moment où il le fait.
Vous n’avez pas à résoudre seul un comportement qui persiste. Le bon interlocuteur peut être un vétérinaire, selon les signes associés et la façon dont l’habitude s’est installée.
Prenez rendez-vous avec votre vétérinaire si votre chien adulte se met soudainement à manger des selles, ou si cette conduite s’accompagne d’un amaigrissement, d’une diarrhée, de vomissements, d’une soif inhabituelle ou d’une forte augmentation de l’appétit. Un abattement marqué ou des vomissements répétés justifient un avis rapide.
Pour préparer la consultation, notez depuis quand cela dure, la fréquence des épisodes et l’origine des selles. Apportez la liste de ses aliments, médicaments et traitements antiparasitaires. Ces renseignements aideront le vétérinaire à orienter le bilan.
Si le bilan médical ne révèle pas de cause et que le comportement persiste malgré le ramassage et l’entraînement, un vétérinaire comportementaliste ou un éducateur canin utilisant des méthodes positives peut vous aider. Il observera notamment ce qui déclenche la recherche de selles et la réaction du chien à vos interventions, sans conclure d’emblée à un trouble du comportement.
Méfiez-vous des poudres ou additifs présentés comme une solution certaine. Leur efficacité n’est pas garantie. Gardez comme base une prévention cohérente, puis adaptez l’apprentissage à votre chien avec l’aide d’un professionnel si nécessaire.
Plusieurs facteurs peuvent intervenir, comme la curiosité chez le chiot, une habitude installée, l’ennui ou le stress. Le contexte et les signes associés aident à orienter la recherche de la cause.
Non, ce comportement ne suffit pas à conclure à une carence, et un chien bien nourri peut aussi manger des selles. Si vous remarquez un amaigrissement, une faim inhabituelle ou des selles anormales, demandez conseil à votre vétérinaire.
Rendez la litière inaccessible au chien, par exemple en la plaçant derrière une barrière adaptée, tout en laissant au chat un accès confortable. Nettoyez-la régulièrement et surveillez votre chien pendant la mise en place de cette solution.
Non, la punition risque de le pousser à cacher ses besoins ou à avaler plus vite ce qu’il a trouvé. Entraînez plutôt le signal « laisse » et récompensez-le immédiatement lorsqu’il s’éloigne.
Voir son chien manger ses crottes peut inquiéter, mais ce geste ne prouve pas qu’il souffre d’une carence. Le contexte et les symptômes associés indiquent la marche à suivre.
Ramassez les selles, limitez l’accès à celles des autres animaux et récompensez votre chien quand il s’en détourne. Si le comportement apparaît brusquement ou s’accompagne de troubles digestifs, commencez par un avis vétérinaire.
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